02 janvier 2006

le gui

La Petite se demande comment on va faire pour se faire des bisous sous le gui. Puisqu’il n’y a pas de gui. Ça la chiffonne pas mal, cette histoire qu’il n’y ait pas de gui, déjà que nous n’avons pas de sapin de noël. Un coup d’œil dehors me permet de constater qu’une éclaircie ensoleille le jardin. Je dis à la Petite de mettre son manteau, son bonnet, ses gants, on va aller en chercher, du gui. Toute contente elle glisse sa petite main dans la mienne et nous partons dans le chemin goudronné qui mène en bas du village. ... [Lire la suite]
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02 janvier 2006

ocre

Sur la place de la fontaine de Trevi, sur la place du Panthéon, sur la place Navona, près de la chapelle Santa-Barbara, dans une rue pavée, dans le Trastevere, sur la place d'Espagne, sur le Campo de Fiori, sur le Capitole, sur la place Saint-Jean de Latran, les murs de Rome se parent de toutes les nuances de l'ocre.
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01 janvier 2006

sincères

Je vous souhaite une année 2006 douce et bénéfique !
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30 décembre 2005

collection Phillips

Le tableau  qui m'inspire le plus s’intitule « les paveurs ». Ce n'est pas celui dont on voit un détail sur le ticket d’entrée. Celui-ci, qui vous dit certainement quelque chose, c’est « le déjeuner des canotiers » de Renoir. C’est le seul tableau de grand format de l’expo, difficile à approcher, car les visiteurs s’amoncellent devant lui, peut-être comme moi impressionnés par le rendu des verres et des bouteilles posés sur les tables. « Les paveurs » ont été peints par Van Gogh dans une rue... [Lire la suite]
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29 décembre 2005

diots

Que faire dans une cuisine quand on dispose de deux diots qu’on a sortis du congélateur, d’un bel oignon et d’une bouteille d’apremont ? Hein que faire, je vous le demande ? Et bien c’est ce que j’ai fait. Bon je le concède, je n’étais peut-être pas très attentif, les oignons ont légèrement carbonisé. Il n’empêche que c’était prometteur, le fumet était alléchant. Pour un peu j’étais transporté ailleurs, tiens. Je me souviens d’un marché de noël, c’était sur la place, devant la gare Perrache. La foule dense se mouvait... [Lire la suite]
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28 décembre 2005

du rouge

Impressions d’avant la ville. Imaginez ce rouge. Dans le train qui nous emmène de Fiumicino au cœur de la cité, on parle toutes les langues. Sauf l’italien, on dirait bien. Par les vitres sales je scrute la campagne, des prairies grasses et des labours, striés de canaux d’irrigation. Paysage tout plat ponctué de loin en loin par les silhouettes insolites des pins parasols. Et puis soudain, au moment où à toute lenteur le train s’engage entre des collines, apparaissent les premières maisons des banlieues éloignées. Le... [Lire la suite]
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28 décembre 2005

lie de vin

Bonne nouvelle. Les jours rallongent. Si, c’est vrai : je l’ai vu. En partant au boulot ce matin. Une vague bande commençait à rougeoyer au loin dans le ciel en indiquant l’orient. Je sais, rougeoyer est beaucoup dire. Mettons que je voyais émerger une bande de couleur lie de vin foncé, et je distinguais fort bien en contre jour les volutes de vapeur de la centrale électrique. Bonne nouvelle. La route est sèche. Tandis que la radio annonce sans discontinuer de la neige et du verglas sur le reste du pays. Mauvaise nouvelle. Le... [Lire la suite]
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27 décembre 2005

avant le départ

Quelques jours plus tard nous partirions en voyage. Un court voyage. A vrai dire, au moment où vous lisez ceci, nous sommes déjà revenus. Nous découvririons une ville presque inconnue. Serait-elle grise, serait-elle lumineuse ? Je n’en savais rien. Serait-elle gaie, serait-elle austère ? Je l’ignorais. Elle était truffée de vestiges antiques, elle était classique aussi, ça je le savais. Montrait-elle également des bouffées de modernité telles que nous les aimons  ? C’était une ville pour moi presque inconnue. Je dis... [Lire la suite]
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26 décembre 2005

le carnet vert

Vert Mon plus lointain souvenir, c’est une couleur. Du vert. Comment le définir, ce n’est pas facile de décrire une couleur. Disons vert comme un buvard de sous-main, du genre neutre de ceux qu’on trouve dans les bureaux. Un buvard neuf, tout de même, d’un vert assez lumineux. Avec peut-être bien des particules dorées et mouvantes qui dansent autour de moi. Ce vert de mon souvenir est-il en accord avec la réalité ? Je n’en ai pas la moindre idée. Il serait vain d’aller sur place pour vérifier : la réalité d’hier n’a... [Lire la suite]
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