Vingt-et-une heures. Ou plus. La table orangée a pris une teinte plus cuivrée. Dans les verres le soir assombrit l’ambré du scotch « pure malt ». Il est temps de lâcher prise. Fermer les yeux. Savourer l’alcool. Ouvrir les yeux. Déplacer légèrement le regard, là d’où vient la lumière. Piocher négligemment un gâteau apéritif, puis un autre, et un autre encore. Savourer le scotch. Regarder l’ambré s’assombrir. Se dire qu’il est déjà tard pour l’apéro, qu’on se la joue à l’espagnole. Se souvenir des vacances d’autrefois, des rythmes déréglés, des cris d’enfants dans les ruelles, de la horchata et du cuba libre dans les verres, tandis que les lézards escaladent les murs à la lueur des réverbères. Contempler la lumière, les derniers rayons du couchant qui me viennent à travers le branchage du seringat. Lâcher prise. Savourer.

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