Je marcherai dans tes pas.

Je m’attarderai.

Je cadrerai le pont, au loin, avec un premier plan de parcs à huîtres.

Tu marcheras devant. Je marcherai dans tes pas.

Tu marchais là jadis. Sur le sable et sur les ports.

Grisée par le cliquetis des drisses contre les mâts.

Le vent marin nous fera des joues rouges.

Nous entrerons ici ou là, pour un thé ou un chocolat chaud. Tu marcheras devant ou tu me suivras. Dans tes pas je serai.

Il pleuvra peut-être. Alors nous nous cacherons à l’abri de notre grand parapluie multicolore. Il sera notre lumière. Je t’abriterai et nos pas seront jumeaux.

Le pont disparaîtra dans le lointain. Et les parcs à huîtres, un rêve.