maison bleue
Je n’avais jamais remarqué jusqu’à présent que, dans les villages aragonais, on trouvait plein de maisons bleues, adossées ou non à la colline. Il faut prendre le temps d’y venir à pied, parce qu’en voiture dans les ruelles, et sous les arcades, n’est-ce pas. Le nec plus ultra de la décadence étant le 4x4, qui ne manque hélas pas de polluer la moindre des photos, en plus de pomper l’air du flâneur ordinaire, qui pourtant ne frappe pas. Je ne me souviens déjà plus du pourquoi du comment de ces traces d’enduit bleu, un bleu pâle assez lumineux dans les rayons obliques du soleil. Éloigner les mouches ? Les moustiques ? L’humidité (allons donc) ? Le diable ? Les oiseaux de mauvais augure ? Allez savoir. Personnellement j’aime bien les reflets que ça donne sur l’écran de contrôle de mon reflex. Je mitraille. Je ne pense pas que ceux qui vivent là aient jeté la clé, mais rien ne nous empêche de nous retrouver ensemble, après des années de route, de nous asseoir au petit bar de la plaza mayor autour d’une tournée de bières et d’une coupelle de biscuits salés. Carpe diem.
