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le carnet vert
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21 mars 2012

base aérienne

La fenêtre bée sur la chaleur du jardin. La chaleur irradie des persiennes closes, je me hasarderai pas à toucher le métal brûlant, il m’en cuirait. J’observe la poussière danser dans les rais diffusés par les fentes. Il est treize ou quatorze heures, une de ces heures torrides de début d’après-midi. Je n’ai pas envie de dormir. Je pourrais crier que j’ai passé l’âge, ce qui serait faut, mais je m’abstiens. Je préfère m’abandonner au silence engluant la ville. J’aime cette solitude tranquille. Si seulement elle n’était pas troublée par le rugissement des avions de chasse s’élançant de la base voisine. Je sursaute et je tremble. J’ai cinq ans et j’ignore encore que, cinquante ans plus tard, je penserai avec tendresse à ce vacarme enfoui.

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Commentaires
P
Cristophe : les trains, c'était chez ma grand-mère...<br /> <br /> <br /> <br /> ALine : va savoir !<br /> <br /> <br /> <br /> Pascale : ça ne m'empêche pas de détester le bruit, surtout le bruit inutile.<br /> <br /> <br /> <br /> Caro : une force, oui.<br /> <br /> <br /> <br /> Calou : non, Brétigny.
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C
Pourquoi certaines images se gravent dans nos mémoires, et pas d'autres... <br /> <br /> Base aérienne d'Istres?
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C
Oh la force du souvenir...
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P
Oui souvent la poussière qui danse dans les rais de lumière, moi aussi, me pousse à la rêverie...<br /> <br /> Sans penser avec tendresse au vacarme ! <br /> <br /> Et pour cause, j'ai toujours détesté le bruit, et souvent vécu près de calmes cimetières...
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P
Et allons donc savoir ce qui peut faire ressurgir ces souvenirs enfouis...<br /> <br /> (ce qui serait fauX, non ?) mdl !
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