Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le carnet vert
Publicité
21 février 2008

une bonne soirée

La journée avait été rude, et puis j’avais fait quelques courses au supermarché (rien que du vital, voyez, du whisky, du chorizo, ce genre de choses), si bien que la nuit tombait lorsque je suis arrivé à la maison. De même que quelques gouttes insignifiantes.

J’ai procédé à quelques formalités d’usage avant de m’organiser pour la soirée : j’ai rangé les courses, j’ai sorti les poubelles, ce qui est tout un binz sur lequel je m’étendrai une autre fois, j’ai pris le courrier dans la boîte aux lettres, j’ai ôté la bâche en plastique de la revue mensuelle à laquelle je suis abonné, jeté la cochonnerie dans le récipient ad hoc (que c’est agaçant, ces emballages ! ). J’ai troqué ma tenue de travail pour un jean et un gros pull. Voilà. J’étais prêt à vaquer à mes occupations. J’étais seul pour la semaine, je pouvais donc m’organiser à ma guise. Allumer le feu (damned, il s’était étouffé dans la journée), mettre en marche le sèche-linge, allumer l’ordinateur, mettre à jour le carnet vert, visiter quelques blogues, manger, voire préparer des pages pour les jours suivants : oui, en ne gardant pas les pieds dans le même sabot, je pourrais arriver à faire tout ça avant le début de l’émission de télé que je m’étais promis de regarder. Quelqu’un m’a demandé si je ne m’ennuyais pas trop tout seul. Bon sang, non, je n’ai pas encore eu le temps de m’ennuyer, les soirées sont bien trop courtes.

Pour commencer, il a fallu que j’ouvre quelques boîtes de vieilles photos prenant bravement la poussière en haut d’une étagère afin d’y dénicher la photo d’un antique métro parisien que je savais avoir conservée. Comme vous avez pu vous en rendre compte, je l’ai trouvée. Et puis, juste au moment où je refermais la porte du placard, m’apprêtant à aller scanner mon métro, le téléphone a sonné. Zut, fut ma première réaction. Et je suis poli. C’était Madame Poule. Elle se rappelait que j’étais tout seul, pauvre malheureux, et me proposait de venir partager leur repas, à Monsieur Poule et à elle, en toute simplicité. Tout surpris que quelqu’un ait pensé à moi, j’ai accepté avec enthousiasme même si j’ai bien pensé à part moi que ça remettait en cause la petite organisation que je venais d’échafauder. 

Donc récapitulons. Courses à ranger : fait. Ordi à allumer : fait. Pizza à faire chauffer : inutile. Sèche-linge : sur orbite. Carnet vert : on verra plus tard. Métro à scanner : ça aussi, et même avant. Balade sur les blogues amis : idem. Feu à rallumer : merde, d’autant que cendre à vider au préalable ; ça, ce sera peut-être pour demain. Mais une maison sans feu, en hiver… enfin bon. Nouvelle tâche : ne pas y aller les mains vides, donc grattage d’occiput, quoi donc leur ramener ? Du vin ? Pfff. Des confitures ? Faut nettoyer les pots avant. Pas le temps. Ah si, j’avais une idée : un petit bocal de chutney de carottes, une vraie réussite de juillet dernier. Pourtant j’avais travaillé sans filet, pour ainsi dire. Plus exactement j’avais mélangé plusieurs recettes, et ma foi je ne m’en étais pas sorti si mal.

Nous avons bavardé au coin du feu : il n’était pas éteint, le leur. Ou ils avaient déjà eu le temps de le rallumer. Peut-être étaient-ils rentrés plus tôt que moi. Nous avons bavardé, disais-je, de tout, de rien, du grave et du moins grave, du lourd et du léger, comme toujours quoi. Les conversations entre amis à bâtons rompus sont rarement préparées. Nous nous sommes régalés d’une rillette de thon et d’un gratin d’épinards aux œufs ; nous avons sifflé une bouteille de silvaner. Moi qui, sans prendre le temps de m’ennuyer, éprouvais toutefois un peu le blues d’une solitude à laquelle je ne suis pas habitué, voilà que je passais impromptu un excellent moment. Et puis, comme le Poule devait partir à sa répétition de théâtre, j’ai pris congé de bonne heure, et je suis rentré assez tôt pour voir mon émission de télé. J’ai sorti le linge du sèche-linge et j’ai fait l’impasse sur le rallumage de la cheminée. Ensuite, vers dix heures et demie, dès que le générique de fin est apparu j’ai éteint le poste et me suis consacré à mes travaux sur l’ordinateur. Finalement j’ai fait (presque) ce que j’avais prévu. Et j’ai passé une très bonne soirée. Même si une petite flambée n’aurait pas été superflue.

Publicité
Commentaires
C
Et bien voilà comment on passe une superbe soirée<br /> Pas besoin de tralala<br /> Bisous
Répondre
P
Hein ??? J'y suis allé en voiture, en bagnole, en carrosse, etc.. le silvaner était suffisant.<br /> ;-)
Répondre
S
Et la zubrowka ? Tu as l'as oubliée ?
Répondre
le carnet vert
Publicité
Publicité
Archives
Newsletter
14 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 146 396
Publicité
Publicité