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le carnet vert
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15 janvier 2007

levant

000124

C’était un été de canicule. Il y a de décennies. Comme quoi la prise de conscience du malmenage de la planète n’a pas pour autant inventé les incertitudes du climat. A la radio, cette année-là, on disait que la ville de Dieppe était en mesure de justifier pleinement sa réputation de port bananier : les vaches normandes, au milieu de leurs prés ravagés par la sécheresse, bouffaient des bananes.

Bref il faisait chaud.

Un soir, j’avais embrassé ma grand-mère, j’avais jeté un maigre baluchon dans le coffre de mon carrosse, et j’étais parti vers le sud, cheveux au vent par l’effet des vitres baissées afin d’atténuer la fournaise que constituait l’habitacle de la 204.

J’étais allé retrouver Pi-Lou quelque part dans Lyon, chez des cousins à lui, dans une rue Foch, je crois, qui me paraissait de façon amusante tout aussi embourgeoisée que l’avenue parisienne du même nom, encore que ce que j’en savais n’était que le produit du on-dit : je ne fréquentais pas cet endroit, et ne l’ai jamais fréquenté depuis. Dans un salon mouluré et empreint d’une sorte de componction, on m’avait fait patienter en compagnie d’une tasse de thé, ou de café, que j’avais peut-être dégustée en silence en prenant soin de dresser le petit doigt comme il seyait, à moins qu’il se soit agi d’un verre de beaujolpif, mais ça m’étonnerait et je ne sais plus.

A la nuit tombée, nous nous étions propulsés sur la route des montagnes. Enfin non, pas exactement. Nous avions certes prévu d’aller en Savoie, mais auparavant, nous avions fait le projet farfelu de photographier le lever du soleil sur les étangs de la Dombes.Ce qui était bien plus original qu’un couchant, chacun en conviendra.

Arrivés sur les lieux, nous avions trouvé un espace où stationner, le long d’une route secondaire. Nos avions incliné au maximum les sièges de la bagnole, c’est-à-dire… enfin bref…, et décidé de passer la nuit là. Qui, début juillet, était courte, diable merci. Parce que je me souviens encore, confusément, soit, des douleurs et courbatures multiples dont j’ai souffert pour le restant de la journée, et, plus encore, des démangeaisons atroces provoquées par les attaques acharnées de myriades de moustiques.

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Commentaires
P
Ben voui, je ne lis pas en diagonale, ah non pas chez Phil !<br /> :-)
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P
bien vu !<br /> mdl aussi.
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S
Plalie sait lile tu sais : "et j’étais parti vers le sud, cheveux au vent" ....mdlll
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P
Syl : ;-)<br /> Choubine : et j'ai eu un peu de mal à choisir l'image, elles étaient plusieurs à valoir la peine.<br /> Pralinette : comment sais tu que j'avais les cheveux longs ???<br /> Baïlili : j'avoue mettre assez rarement des commentaires mais il n'empêche que je te rends visite régulièrement !
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B
Et, Monsieur Carnet Vert, est-ce une aventure que de s'égarer sur les blogs des "lecteurs-amis" ?
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