03 septembre 2008

alpages

Il me vient des bribes parfois de ce qu’on apprenait sur les bancs de l’école. Par exemple des croquis représentant l’étagement du paysage en montagne, vous savez : en bas les cultures, puis la forêt, puis les pelouses d’alpages, puis la roche nue, et enfin les neiges éternelles. On était noté là-dessus. Moi qui ne savais pas dessiner, même si j’étais bon élève, je n’obtenais pas de note mirobolante à ce genre d’exercice. L’expression consacrée (par les média ?) « les bancs de l’école ». Crétine, comme il se doit : il... [Lire la suite]
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02 septembre 2008

rencontre

Quand j’étais gamin, il y a eu une époque où trois grands chiens noirs batifolaient dans la rue, sans doute suivis de loin par leur maître, sans doute pas méchants, comme ils disent toujours. N’empêche que j’en avais un peu peur, comme de tous les chiens un peu grands, et que j’étais bien content d’être à l’abri derrière la grille. Et puis comme c’était aussi l’époque où on bâtissait à tout va, on voyait parfois passer des camions transportant de la terre ou des gravas ou je ne sais quoi, des camions d’un vert assez moche tirant... [Lire la suite]
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01 septembre 2008

document 1

Les mots sont en sommeil. Qui peut croire ça ? Pourtant c’est ainsi. Le jeu de scrabble est en sommeil depuis le début de l’été. De furtives anagrammes restent lettre morte. Les mots fléchés manquent leur cible. Et la page demeure blanche sur l’écran plat de l’ordinateur, document 1 vierge, inutile d’enregistrer.
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29 août 2008

à la grille

Pour ce qui est de la couleur ambiante, je revois du vert fatigué, des reflets orange… un peu comme si on était, disons, tiens, comme maintenant, en fin d’été, lorsque la luminosité commence à changer. C’était peut-être le cas, finalement. Fin août était peut-être ma période préférée pour m’ennuyer délicieusement en encastrant mon visage d’enfant dans un des losanges de la grille de métal pour observer les mouvements de la rue. Le trafic n’était pas alors ce qu’il est devenu. J’avais le temps d’entendre la voiture arriver et de... [Lire la suite]
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28 août 2008

petite bière

J’aime bien la bière. Surtout fraîche. Et légère. Notamment lorsqu’il fait chaud. Mais j’y regarde toujours à deux fois avant de porter la chope à mes lèvres. C’était au temps où la banlieue se construisait frénétiquement. Une hideuse lèpre de béton s’emparait des champs et des bois. Irrémédiablement. En ce temps-là mon père occupait le plus clair de son temps libre au jardin, à bêcher, sarcler, biner, semer, tailler, ratisser, tondre. J’entends encore le bruit caractéristique de sa vieille tondeuse à main aux lames en... [Lire la suite]
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27 août 2008

première

Première flambée
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26 août 2008

trou d'obus avec fleurs

L’émotion surgit là où on l’attend le moins. Comme toujours. Ou plutôt si, je m’attendais à une certaine émotion, en allant visiter le mémorial de la grande guerre (je me refuse à mettre les majuscules d’usage : une guerre ne peut pas être grande). Mais pas comme ça. Comme pour mieux créer l’ambiance, il faisait un temps de picard, comme dit ma fille amiénoise d’adoption. C'est-à-dire que la météo du jour oscillait entre crachin et pluie franche et massive. Même si on est peu porté sur la chose militaire, ce qui est... [Lire la suite]
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31 juillet 2008

le trou du dimanche

Il y a des matins, comme aujourd’hui, où je me réveille en culottes courtes, le cheveu en brosse et une tête de bon garçon, allez savoir pourquoi. Je n’ai même pas avalé de salive de travers, pas même un moustique, ce qui aurait pu me réveiller en sursaut. Non, rien de tout ça. Et pourtant, au lieu du radioréveil, j’entends la voix frêle et amusée de ma grand-mère s’étonnant ainsi : « c’est passé par le trou du dimanche ? » tandis que je m’étouffais et éructais et en avais le nez en feu et les larmes aux yeux. Le trou du... [Lire la suite]
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29 juillet 2008

coteaux du layon

Ambre au reflet vert miroitant dans le cristal. Joie sur les visages.
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28 juillet 2008

un oubli

Des fois, j’ai peur. Nous déjeunions en paix. Bien que la radio fût allumée. Outre la litanie des informations, la maisonnée était silencieuse. Je finissais de boire mon café, puis nous vaquions à diverses occupations, ce qu’il y a à faire dans une cuisine lorsque les vestiges des agapes de la veille traînent encore de ci de là et que nous n’avons pas pu tout ranger dans la machine à vaisselle. La tâche était en bonne voie d’achèvement lorsqu’Elle crut bon de me faire remarquer que notre fille avait demandé, lors du repas, si... [Lire la suite]
Posté par philg à 09:25:36 - - Commentaires [4] - Permalien [#]