26 août 2008

trou d'obus avec fleurs

L’émotion surgit là où on l’attend le moins. Comme toujours. Ou plutôt si, je m’attendais à une certaine émotion, en allant visiter le mémorial de la grande guerre (je me refuse à mettre les majuscules d’usage : une guerre ne peut pas être grande). Mais pas comme ça. Comme pour mieux créer l’ambiance, il faisait un temps de picard, comme dit ma fille amiénoise d’adoption. C'est-à-dire que la météo du jour oscillait entre crachin et pluie franche et massive. Même si on est peu porté sur la chose militaire, ce qui est... [Lire la suite]
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31 juillet 2008

le trou du dimanche

Il y a des matins, comme aujourd’hui, où je me réveille en culottes courtes, le cheveu en brosse et une tête de bon garçon, allez savoir pourquoi. Je n’ai même pas avalé de salive de travers, pas même un moustique, ce qui aurait pu me réveiller en sursaut. Non, rien de tout ça. Et pourtant, au lieu du radioréveil, j’entends la voix frêle et amusée de ma grand-mère s’étonnant ainsi : « c’est passé par le trou du dimanche ? » tandis que je m’étouffais et éructais et en avais le nez en feu et les larmes aux yeux. Le trou du... [Lire la suite]
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29 juillet 2008

coteaux du layon

Ambre au reflet vert miroitant dans le cristal. Joie sur les visages.
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28 juillet 2008

un oubli

Des fois, j’ai peur. Nous déjeunions en paix. Bien que la radio fût allumée. Outre la litanie des informations, la maisonnée était silencieuse. Je finissais de boire mon café, puis nous vaquions à diverses occupations, ce qu’il y a à faire dans une cuisine lorsque les vestiges des agapes de la veille traînent encore de ci de là et que nous n’avons pas pu tout ranger dans la machine à vaisselle. La tâche était en bonne voie d’achèvement lorsqu’Elle crut bon de me faire remarquer que notre fille avait demandé, lors du repas, si... [Lire la suite]
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25 juillet 2008

pop club

Cela faisait quelques temps que le diable ne se tapissait plus sous mon lit, la nuit. Encore que. J’écoutais en sourdine le pop-club de José Arthur. J’y pense parce que c’est pas croyable les souvenirs qu’il raconte en ce moment à la radio. J’avais donc l’oreille gauche pour ainsi dire rivée au poste, un vieux transistor Radiola rouge et gris que mes parents avaient remisé lorsque la télé avait fait son apparition dans notre foyer. Le grillon cathodique chantant les bienfaits des petits pois qu’on devrait toujours avoir chez... [Lire la suite]
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24 juillet 2008

du bruit

Oh, que j’ai hâte d’être à ce soir, à l’heure où la campagne se pare d’ombre et de silence. Oui : de silence. Ce qui est faut, bien sûr. Il y a toujours de la vie qui bruisse ici ou là. Mais on est libéré du brouhaha de la journée, grandement généré par la circulation automobile, pourtant sporadique sur notre départementale. On ne devrait jamais avoir à dire qu’on souhaite être à plus tard. Personne n’a envie de vieillir, n’est-ce pas ? Ne serait-ce que de quelques heures. Mais ce bruit incessant ! Dilemme : si je laisse la... [Lire la suite]
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23 juillet 2008

chaise longue

Les chaises longues n’ont pas été rangées. Devant la porte de la cuisine, dans l’ombre du cerisier, elles me tendent les bras. Si je puis dire. Le curry d’agneau mijote depuis déjà deux heures. Je me réjouis à l’avance à l’idée que la viande se détachera très facilement des os et sera fondante à souhait. J’ai éteint le gaz sous la poêlée de légumes aux céréales, une trouvaille bien sympathique à l’accent estival. Le vin blanc est au frais. Les invités se font attendre. Je peux alors céder à la tentation de quelques minutes de détente.... [Lire la suite]
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21 juillet 2008

parfum d'herbe

Le soleil a disparu derrière l’horizon. Mu par une fascination enfantine, je regarde la braise qui rougeoie encore sur la surface cimentée cernée de briques dont je me sers pour faire les grillades. Et voila que soudain je suis assailli par l’odeur, vous savez un de ces moments fugitifs qui distillent des frissons de plaisir et allument des flashes de souvenirs. Ça sent le foin. Plus exactement l’herbe récemment coupée. C’est normal, j’ai tondu la pelouse, et les voisins ont fait de même. C’est joli, une pelouse... [Lire la suite]
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02 juillet 2008

voyager

Dans le bleu métallique du crépuscule, un avion minuscule trace son sillage. Je rêve et en même temps je ne rêve pas. Ma soif de lointains s’est estompée depuis longtemps. Il fut un temps, pourtant, où tout était possible, où l’avenir pouvait être fait de navigation sur des mers chaudes habitées de frêles esquifs menés par des gens souriants. L’avenir parlait arabe ou espagnol. L’idéal est souvent ensoleillé et souriant. Il fut un temps, celui de l’adolescence. Mais je préfère les quais aux bateaux. Je préfère... [Lire la suite]
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01 juillet 2008

été

L’alouette chante Le blé limpide est criblé Stigmates de l’orage
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