29 mai 2017

coquelicots

La campagne regorge en ce moment de champs moirés de vert, orge et blé à l’infini, çà et là piquetés de coquelicots. J’aime les coquelicots. Pas spécialement les friches envahies, non, mais les quelques fleurs rouges et fragiles qui parsèment les talus et taquinent les céréales. Je les aime quel que soit le temps, soleil de plomb ou nuages gris, et je sais pourquoi : je me souviens d’un trajet, alors que j’avais mon permis de conduire depuis seulement quelques mois ; je m’étais arrêté au bord de la nationale 6, quelque part... [Lire la suite]
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26 mai 2017

le baiser

C’était un mardi de mai, un mardi exceptionnellement chaud. Nous avions tenté une randonnée au départ de Saint-Pierre, un trajet balisé qui nous conduirait au milieu du silence, dans le marais. Je ne disserterai pas ici sur la notion de silence. Je sais bien que le vrai silence n’existe pas, notamment là où fusent sans relâche les trilles des oiseaux, même pour un homme à l’ouïe fatiguée tel que moi. En chemin nous avons trouvé un jardin. Un havre d’ombres et de couleurs, à l’abri du soleil implacable. Nous avons visité le jardin,... [Lire la suite]
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14 avril 2017

barrage

Je suis debout devant le seuil, je me suis avancé sur les pierres anciennes couvertes de vase séchée, nous ne sommes pas en période de hautes eaux. Dans le temps, on ne disait pas le seuil, on nommait barrage cette déclivité de moins d’un mètre qui avale en partie le flot du Doubs dans un vacarme étourdissant tandis qu’une eau plus calme s’en va alimenter le canal. Loin des souvenirs qui me hantent et me mènent à évoquer le barrage noir sur blanc dans des histoires animées par les effets déformants de la mémoire, je prends quelques... [Lire la suite]
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23 mars 2017

traces noires

Jour de marché, temps gris, vent et crachin. Typique de la région parisienne ? Typique d’un mois de mars ? Typique du temps que je n’aime pas. Puisse la morosité ne pas m’envahir. Panier à la main, je passe devant la maison aux pigeons. La dame à sa fenêtre, robe de chambre et cigarette, me salue. Le temps a changé ! Eh oui. Hélas. Conversation banale entre inconnus ouverts. Les pigeons sont globalement absents. Tant mieux. Je n’ai rien a priori contre ces volatiles, sauf s’ils se trouvent en grand nombre dans un... [Lire la suite]
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17 février 2017

seringat

Je lis un roman vietnamien auquel je trouve un côté un peu lancinant, lent ; peut-être est-ce le propre de la littérature asiatique. Tout à coup je m’évade. Mes yeux se ferment doucement. Le livre se referme sur mes doigts. Il n’est pas encore près de me tomber sur le nez. Je suis toujours présent et déjà parti. Je nage entre deux eaux. Soudain je vois un fond de ciel d’un bleu profond sur lequel se détache le fouillis inextricable des branches du seringat que j’ai entrepris de tailler, juché sur un escabeau instable dont les... [Lire la suite]
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15 février 2017

le voyage à Nantes

On pourrait se demander ce qui nous passe par la tête lorsqu’on se pique d’aller visiter une ville inconnue en ces jours incertains de début février. Le samedi après-midi, puisque le déplacement avait lieu un week-end, a tenu ses promesses. Il faisait beau, le soleil d’hiver allongeait les ombres sur le pavé lisse, les façades se reflétaient dans un miroir d’eau. Nous nous sommes dit que Nantes imitait notre nouvelle capitale régionale. Nous cheminions le long du trait vert peint sur le pavé et destiné au visiteur afin qu’il ne... [Lire la suite]
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02 février 2017

découverte

On croit connaître sa ville, et pourtant il arrive qu'on en déniche des replis et des ourlets encore inconnus. Et alors qu'on ne l'imaginait même pas, s'épanouit le plaisir de la découverte...  
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15 janvier 2017

celui qui vient à elle

Une photographie en noir et blanc, tirage argentique à l’ancienne. Une femme est assise sur un lambeau de monument sculpté, quelque part en Egypte. Entre parenthèse je me demande si le photographe ne conserve que des images bizarres de ses voyages. Peut-être ne sont-ce que celles qu’il décide d’exposer. Je crois que personnellement je ne ferais pas ça, je n’oserais pas afficher le regard poétique. Décalé, dit-on. Donc sur cette roche d’Egypte sculptée, une femme se tient assise, occupée à triturer je ne sais quel objet qui pourrait... [Lire la suite]
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05 janvier 2017

le cid

Perchée sur une racine de la bruyère, une corneille boit l’eau de la fontaine Molière. Voici à peu près la phrase mnémotechnique que me faisait apprendre ma mère afin d’enregistrer les noms des auteurs majeurs du XVIIème siècle. Je ne suis pas grand connaisseur en matière de théâtre, et notamment de théâtre classique. Je me souviens du supplice que représentaient pour moi en seconde les cours de français. Et dire que j’ai redoublé cette classe. Je me suis longtemps demandé si le professeur n’éprouvait pas un plaisir sadique à nous... [Lire la suite]
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03 janvier 2017

meilleurs voeux !

Je vous souhaite tout le bonheur du monde !
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