Mon tout premier roman, écrit au début des années 90, au crayon sur une ramette de papier car n’ayant pas d’ordinateur à cette époque et donc pas de traitement de texte, s’intitule « Le petit déjeuner » en référence à un tableau cubiste de Juan Gris. Ce texte n’a jamais été publié car très personnel, et sans doute aussi très brouillon, le style se bonifiant avec l’expérience sinon avec l’âge. Peut-être le retravaillerai-je un jour. En attendant ce ne sont pas les projets qui manquent. Dans ce texte le personnage principal feuillette une collection d’albums de photos familiales, faisant ainsi ressurgir nombre de situations et d’anecdotes oubliées, ce qui constitue le fil conducteur de l’histoire.

Aujourd’hui je possède un ordinateur. J’en ai même plusieurs. Sur l’ordi portable, lorsqu’il est en veille et branché sur le secteur, un diaporama présente de façon aléatoire les nombreuses photos contenues dans les fichiers, en insistant sur les plus récentes, à savoir celles de mon petit-fils adoré. Cela revient aussi à feuilleter un album photo de manière plus moderne, ce que nous faisons Elle et moi, accoudés au comptoir du coin cuisine tout en sirotant notre café tandis que l’appareil à images est posé sur la table de la salle à manger. Autant dire que voilà un bon moyen de faire travailler notre mémoire, car pour bon nombre des images, nous n’avons plus idée de où et quand elles ont été capturées. Je ne sais pas s’il y a là matière à roman, mais en tous cas l’exercice est plaisant.

 

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Vue de Rhiconich, sur la côte nord-ouest de l’Ecosse. Sans rapport avec le sujet ? Eh bien si : nous avons agréablement petit-déjeuné face à ce splendide paysage.