Selon mon cher petit-fils, le comble du swag (ou souague ?), la semaine dernière, fut notre ascension de la dune du Pilat. Ne me demandez pas ce que signifie swag, je n’en sais rien, j’ai découvert le mot en même temps que la dune, à peu de choses près. Si j’ai bien observé son utilisation de cette expression, je traduis approximativement par « avoir du style » ou « avoir la classe ». Comment ? Tout le monde sait déjà ce que cela signifie ? Sauf moi ? Et bien moquez-vous. Bref. Pour en revenir à la dune (mes doigts viennent de commettre un lapsus et de taper « dure », c’est dire), le gamin en rêvait depuis longtemps, et il avait parié qu’il serait capable de la grimper en courant. Présomptueux, va ! Il a perdu son pari. Il a bien réussi à courir jusqu’aux trois quarts de la pente, puis il a calé.

Ce matin, une amie m’a raconté qu’elle avait escaladé la dune la semaine dernière, pas le même jour que nous, et que cette ascension faisait du bien. Je l’ai dévisagée avec incrédulité. Je peux vous dire que ça ne m’a pas fait de bien du tout. J’ai mis un certain temps à récupérer mes poumons. Heureusement que, de là-haut, le spectacle vaut la peine, c’est le cas de le dire. En dépit de la foule nombreuse, on est forcé de s’extasier devant le paysage de rêve se déployant devant nos yeux ébahis : le bassin d’Arcachon, le banc d’Arguin, le cap Ferret… Ah oui, j’ai oublié de préciser : nous avons grimpé en dehors de l’escalier, évidemment, sinon où serait l’exploit ? Par contre descendre en courant le côté le plus raide, alors oui, ça c’est rigolo.