27 février 2012
chemin creux
Courir entre deux haies, encore fermées par l’hiver. Sentir dans les cuisses la longueur du chemin. Arriver bientôt, s’en sentir soulagé et pourtant hésiter au carrefour. Et si j’allongeais la sauce ? Mais non, je devine une odeur de café. Se laisser envahir par le plaisir, d’autant que…
Des oiseaux s’échappent, éclairs de plumes striées de blanc. Je souris alors. Je les reconnais. Annonciateurs de printemps, de joie, d’amour, de tout ce qu’on veut. Leur trille est comme une musique dansante, quelque chose de pétillant, comme un vin léger. Je me souviens avoir guetté, perché sur le fil, celui qui enchantait mes matins et mes soirs. Mon beau-père avait dit son nom, chardonneret.
Commentaires
C'est bien ce qu'on ressent ces derniers jours, plus tout à fait dans l'hiver, pas encore complètement au printemps...Et cette lumière qui n'est plus la même...^^
Ah, les chardonnerets... Un couple vient picorer dans les mangeoires encore remplies...
C'est une tr-ès jolie chronique que tu nous offre là...
Peut-être un peu courte...
Un grand bonheur que ce petit texte ![]()
Calou : oui la lumière a changé.
Teb, en effet j'aime bien ces oiseaux-là.
Pascale : pourquoi courte ? Il faut parfois être bref, dire l'essentiel.
Aline : merci !
Les oiseaux sont tout fous : ils sentent l'arrivée de la belle saison !
J'adore, c'est exactement ça....
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