27 mai 2007
réaction
Certaines choses sont inexprimables.
Comment décrire, en effet, la qualité du silence qui régnait dans cette chambre ?
Comment décrire la chaleur spéciale qu’inspiraient les rais de lumière filtrant à travers les volets et tombant à l’oblique sur le fin parquet encaustiqué ?
Cela remonte à loin dans le passé, à un âge où on demande encore aux enfants de faire une sieste l’après-midi.
Cette ambiance là, l’ambiance de ma chambre en ces après-midi ensoleillés, alors que j’étais censé reposer au sein d’une douce pénombre, a gardé pour moi un zeste d’inoubliable et de savoureux.
Cependant, loin de goûter pleinement à ce calme magnifique, je m’ennuyais et n’avais de cesse que ma mère veuille bien décréter la fin de la sieste.
Comme je rongeais mon frein en secret, je guettais le soudain vacarme qui allait immanquablement me faire sursauter, et me faire longuement frissonner de crainte mêlée d’un certain plaisir, le bruit effroyable et multiplié par l’écho que produisaient les avions de la base aérienne voisine lorsqu’ils franchissaient le mur de son.
Commentaires
ah ces siestes imposées..... Qui aurait cur qu'un jour on y prendrait plaisir !
Ah la sieste !
J'aime ! :-)
Ambiance bien rendue, comme tout ce que tu décris ! Bises.
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