le carnet vert

impressions d'hier et d'aujourd'hui

13 mai 2007

rencontre

P1010130

La compétition venait de se terminer. Nous avions échoué en finale. Personnellement je n’avais pas été le plus mauvais de l’équipe, mais je n’avais pas brillé non plus. Je n’avais pas de quoi être fier. Pourtant j’étais heureux, ces deux jours passés ensemble avaient été une bonne surprise.

Une certaine fébrilité s’emparait de moi. Cela conjugué à la chaleur infernale qui régnait dans la salle ne manquait pas de me faire transpirer. En attendant la proclamation, à l’heure dite, du palmarès, j’étais sorti récupérer mon bagage dans la voiture de Jeannot. Le parking sans ombre était écrasé sous la chaleur. Nous n’étions pourtant que début juin. La luminosité implacable me faisait plisser les yeux. Cela ne m’avait pas empêché de voir arriver une petite auto bleue qui était allée se garer dans l’ombre étique d’un maigre buisson.

Je ne vous avais jamais vues, pas plus que la voiture (et j’ignorais de quel véhicule tu étais la conductrice), mais c’était l’heure dite et j’ai su de suite que c’était vous.

J’étais fébrile, disais-je, parce qu’une rencontre, même si elle est amicale, même et surtout si elle est planifiée et ardemment désirée, est un évènement considérable quand on a échangé et fusionné par écrit depuis plusieurs mois.

Ne m’en veuillez pas si ma mémoire retranscrit peu fidèlement ces moments de joie. En fait je me soucie généralement peu d’exactitude. Ma mémoire est impressionniste. Je me souviens que mon cœur battait la chamade par l’effet de notre rencontre, par le fait aussi que ma concentration s’était relâchée et que sans transition mon équipe et moi allions être bientôt appelés sur le podium, que nous serions l’espace de quelques minutes sous les feux de la (modeste !) rampe. Après…

Après, notre complicité s’était cristallisée sur des crépitements de flashes et de photos pas toutes ratées, puis un vertige de mots et de rires nous avaient emportés entre montées et traboules.

Posté par philg à 19:40:25 - chroniques du temps qui passe - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1