La Petite a demandé du risotto au fenouil. Bon, ok, à six ans elle ne l’a pas dit comme ça. C’était plutôt, tu sais bien du riz dans le grand plat, avec des trucs dedans. Quel genre de trucs, ai-je demandé. Des petits bouts de viande, a-t-elle répondu. Bon : ça veut dire des lardons. Mais encore ? Des trucs verts, a-t-elle ajouté. Là, ça cible un peu le problème : ce sont les branches du fenouil. Je ne vois pas ce que j’aurais pu mettre de vert autrement, je ne suis pas un adepte du petit pois ni du haricot vert. Du poireau, du brocoli, de l’épinard ? Jamais fait. Donc, du fenouil. Vous remarquerez au passage que certains gosses ont le goût formé très jeunes et ne se contentent pas du sempiternel jambon/coquillettes.

Donc aussitôt demandé, aussitôt le grand-père dans la cuisine à émincer très finement le bulbe de fenouil qui gisait au fond du frigo comme par hasard. Et oui, je garde les tiges et les quelques feuilles qui vont avec, c’est ça qui fait des machins verts dans le risotto, que ça sert de repère aux enfants. Je mets le tout dans la gamelle ad hoc, en l’occurrence une sauteuse, que j’ai au préalable copieusement alimentée en huile d’olive. D’habitude je fais ça dans un grand plat en terre provenant d’Espagne, qui va sur le gaz et qui garde les aliments merveilleusement chauds, mais ça demande plus de surveillance, et là je n’ai pas trop le temps. Donc sauteuse anti-adhésive et plaque à induction. J’ajoute un oignon, finement émincé itou, que la gamine a été me chercher dans le garage. Quelques lardons, ça tombe bien, y en a. Je fais blondir tout ça à puissance moyenne en remuant avec ma cuiller en bois (la mienne, qui est tout usée, pas une autre), puis j’ajoute 500 grammes de riz, que je fais revenir un peu avant de compléter avec un bon litre d’eau, un cube de bouillon aux herbes, sel, poivre, et hop, y a plus qu’à laisser cuire, en ayant baissé légèrement la puissance de l’induction. Bon, il faut surveiller un peu, remuer de temps en temps, goûter au fur à mesure, rajouter un peu d’eau le cas échéant, bref un peu de doigté mais rien de compliqué. Ah oui, faut que je vous dise, y a un truc quand même : d’habitude je ne mets pas de bouillon, mais un verre de vin blanc sec, de celui qu’on boit avec. Mais comme ce soir il y a les enfants, exit le vin blanc. Ouais, et bien au fait… je ne me pose pas toujours ce genre de question, et c’est peut-être le goût du vin blanc qui lui a plu précédemment, à la Petite…

Allez, bon appétit.