pescadou

Je vous ai déjà parlé de cette adresse l’été dernier, mais que voulez-vous, quand on aime on a bien le droit de se répéter.

Après être sortis de l’exposition de la collection Phillips, au musée du Luxembourg, nous sommes descendus à grands pas vers l’église Saint-Sulpice, puis nous avons tourné dans la rue Mabillon et avons pénétré dans le restaurant sans hésiter. La faim et le plaisir guidaient nos pas, nous savions où nous allions. Ce jour-là le hasard des découvertes n’était pas de mise. Bien qu’il soit déjà treize heures il restait par bonheur encore deux tables libres. Nous n’avions plus que l’embarras du choix.

Imaginez une salle toute petite, une dizaine de tables au maximum, un peu sombre, sur un mur de grands tableaux colorés, sur l’autre des photos en noir et blanc d’un paysage désertique. Les tables sont occupées majoritairement par des habitués, des gens au verbe fort et à la gouaille toute parisienne, qui travaillent dans les commerces du quartier ou sur le marché Saint-Germain tout proche. On s’apostrophe en rigolant avec le serveur jovial qui est peut-être aussi le patron. Par moment le cuisinier jovial et peut-être le patron également sort de son antre pour serrer une main ici ou là. Nous nous sentons immédiatement bien et quoique n’étant que de passage nous nous hasardons à plaisanter avec l’un ou l’autre.

Ah oui, ce que j’ai mangé ? Bien sur. On était là pour ça.

Donc en entrée une succulente salade de queues d’écrevisses (décortiquées) à l’huile de noisette, suivie d’un pavé de thon servi sur un lit de tomates fraîches concassées et délicieusement safrané, le tout accompagné de petits légumes. Quant au dessert : feuilleté chaud d’ananas présenté sur un caramel au beurre salé. Oui parce que pour quinze petits euros vous avez droit à entrée plus plat plus dessert, ce qui n’est pas le cas des nombreux autres restos du quartier.

Voila. Qu’ajouter si ce n’est que nous avons vécu là un vrai grand moment de plaisir ?

Ah si, petite recommandation rigolote de détail : pour les toilettes prenez donc vos précautions avant, au musée par exemple, parce que là, c’est un peu space : il faut demander le code d’entrée de l’immeuble voisin ainsi que la clé du cagibi au fond de la cour…